En 1995, j'ai eu la chance de pouvoir participer au 8ème mandat de Casques Bleus en ex-Yougoslavie ; parti le 10 août 1995, je suis revenu au pays le 14 décembre suivant. Pendant ces quatre mois, j'ai appartenu au 403ème BSL (Bataillon de Soutien Logistique), chargé de ravitailler au départ de la base de Pleso (près de Zagreb) les Casques Bleus disséminés en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Durant ces quatre mois, j'ai roulé près de 13500 kms en opérations, c'est dire que j'ai vu du pays ; en outre, pendant environ trois semaines (de fin octobre à mi-novembre), j'ai été cantonné sur le mont Igman en vue d'opérations de contrôles routiers.

J'ai rédigé des articles relatant les principales missions, qui ont paru dans le Trait d'Union, périodique de l'Association des anciens élèves du Collège Saint-Julien d'Ath. Les voici avec quelques photos (Attention : les photos relatives à mon séjour en Yougoslavie sont protégées par droits d'auteur : me consulter si vous voulez les reproduire !)
(cliquez sur celles-ci pour les agrandir !
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Sur l'aéroport de Sarajevo (20/8/1995)  Check-point serbe Sierra One (15/9/1995)  Arrivée du premier avion ONU sur l'aéroport de Sarajevo depuis 5 mois (15/9/1995)  Intérieur du VBL (3/10/1995)  Départ pour un convoi dans les Krajina (5/10/1995)

EXPERIENCE EN EX-YOUGOSLAVIE ... .

Après avoir fini mes études universitaires en septembre 1994, je dois me plier à mes obligations militaires en France car, si j'habite en Belgique depuis l'âge de six mois, j'ai gardé ma nationalité tout au long de mes études. Donc, incorporé en octobre 1994, j'apprends rapidement que mon régiment envoie régulièrement des volontaires en ex-Yougoslavie, dans le cadre de la Fopronu. Poussé par le démon de la curiosité, c'est l'occasion unique de faire quelque chose hors du commun, de participer à une mission humanitaire, de me rendre utile et de me rendre compte par moi-même de la situation.

Le 10 août 1995, nous prenons l'avion d'Evreux (Normandie) pour Zagreb, capitale de la Croatie. A 2 kms de l'aéroport se trouve le camp de Pleso, une ancienne base aérienne de l'armée fédérale yougoslave qui sert maintenant aux Casques Bleus comme base logistique pour la Croatie et pour la Bosnie-Herzégovine : s'y trouvent des Russes, des Ukrainiens, des Pakistanais, des Suédois, des Norvégiens, des Néerlandais, des Canadiens, des Américains, ... . Nous faisons partie de l'Escadron de Circulation du 403ème Bataillon de Soutien Logistique : notre rôle consiste, à bord de jeeps ou d'engins légers blindés, à escorter et guider les convois de ravitaillement destinés aux Casques Bleus disséminés dans les Krajina (Croatie) et en Bosnie-Herzégovine ; nous devons également renseigner le poste de commandement de Zagreb au moyen de liaisons satellites.

A l'arrivée à Pleso, nous sommes tous mis dans le bain, car depuis le début du mois d'août, l'armée croate reprend les territoires des Krajina occupés par la République Serbe de Croatie auto proclamée en 1991 : Zagreb reçoit quelques obus de la part des Serbes. A Pleso, obligation de porter le gilet pare-balles et le casque lourd ! Cette situation ne dure heureusement que quelques jours.

Déjà se profile la première mission : ravitailler les Casques Bleus français et russes installés dans la ville de Sarajevo, tout cela dans un climat de tension extrême entretenu par les Serbes de Bosnie qui bloquent presque entièrement la capitale de la Bosnie-Herzégovine. Nous partons le 16 août en direction de Split, sur la côte Adriatique, passage obligé pour les convois de l'ONU se rendant en Bosnie. Sur le trajet, nous pouvons déjà remarquer les traces des combats de 1991 et de 1992 : ce ne sont, par endroit, que villages abandonnés, dont les maisons sont détruites, laissant apparaître des pans de murs criblés d'impacts de balles ou noircis par les incendies. C'est très impressionnant, et en même temps désolant ! Nous attendons à Split pendant deux jours les "clearance", c'est-à-dire les diverses autorisations de passage et de circulation en Bosnie. Enfin, nous franchissons la frontière croato-bosniaque à Mali Prolog : nous passons de la Croatie aux territoires tenus par les milices croates de Bosnie. En effet, le territoire de la Bosnie est partagé entre les milices croates, les Bosniaques et les Serbes de Bosnie ; à chaque fois que l'on passe d'un territoire à l'autre se trouvent les "check-points" marquant la "frontière", où les "clearance" sont contrôlées !

Nous remontons ensuite vers la ville de Sarajevo. Sur le chemin, quantité de petits enfants bosniaques nous font signe de la main, espérant recevoir des bonbons, de la nourriture, ... . Nous avons l'ordre de ne pas nous arrêter. Nous traversons des villes pratiquement détruites comme Mostar, Jablanica, Tarcin ; des ponts détruits sont contournés sur des chemins de terre construits à flanc de montagne. Les paysages magnifiques des montagnes alternent avec des villages portant les stigmates de la guerre civile. Nous doublons souvent des attelages chargés de foin ou de paille, tirés par des chevaux faméliques ; parfois, les routes sont encombrées par des amas de paille, les fermiers se servant de la route pour battre le grain ! Nous nous arrêtons à Kiseljak, à une trentaine de kilomètres de Sarajevo, en territoire tenu par les Croates. Nous prenons un repos bien mérité : conduire avec le casque et le gilet pare-balles est très éprouvant ; en plus, le sentiment d'insécurité s'accroît au fur et à mesure que l'on s'approche de la capitale bosniaque.

Le lendemain, nous nous apprêtons à franchir le fameux "check-point" serbe appelé Sierra One : c'est là que tout se décide. Après le contrôle des papiers, la fouille des camions et de leur ravitaillement, dans une ambiance de méfiance et d'un peu d'hostilité de la part des miliciens serbes, nous recevons l'autorisation de passage : nous sommes ainsi le premier convoi de ravitaillement français à pouvoir entrer à Sarajevo depuis trois mois ! Nous roulons ensuite vers l'aéroport tenu par les Casques Bleus français, lieu de déchargement : paysages d'Apocalypse ! Avant d'arriver sur l'aéroport, le convoi est arrêté pendant une dizaine de minutes ; nous recevons l'explication par la radio : un milicien serbe vient, juste devant la tête du convoi, de se faire abattre par un sniper bosniaque ! Nous arrivons enfin sur l'aéroport, et c'est à notre tour d'être pris pour cible ; le véhicule de tête est visé, heureusement sans être atteint.

Le ravitaillement tant attendu une fois déchargé, nous quittons l'aéroport et sommes arrêtés deux cents mètres plus loin à un check-point serbe. Moteurs en route, nous attendons. Puis, une déflagration ; le chauffeur du camion de dépannage est visé : la balle de gros calibre passe à une vingtaine de centimètres de sa tête ! Nous reprenons la route aussitôt, de peur d'être pris encore pour cible.

Nous retournons à Split pour encore revenir vers Sarajevo quatre jours plus tard, par le même itinéraire, cette fois-ci sans incident majeur. Sur le chemin, toujours des enfants, à qui nous lançons tout en roulant le surplus de nourriture que nous gardons spécialement pour eux. Au retour sur Split, nous croisons un autre convoi se dirigeant quant à lui sur Sarajevo. Puis, une heure plus tard, la pluie se met à tomber : les routes deviennent extrêmement glissantes et dangereuses. Un de nos camions rate un virage et s'encastre dans un mur, heureusement sans faire de victime. Par contre, nous apprenons que le chef de convoi rencontré une heure auparavant est victime d'un accident : son chauffeur est tué et lui est sérieusement blessé. Le lendemain, nous regagnons Zagreb, la mort dans l'âme.

Trois jours plus tard a lieu l'incident de l'obus tiré sur le marché couvert de Sarajevo, faisant un grand nombre de victimes et entraînant la réaction de l'OTAN et de la Force de Réaction Rapide que l'on sait.

SARAJEVO, UN CERTAIN 15 SEPTEMBRE 1995 ...

10 septembre 1995 : départ d'un convoi de ravitaillement qui va essayer d'atteindre la ville de Sarajevo, dans des conditions extrêmement périlleuses. En effet, depuis les derniers jours du mois d'août, la capitale de la Bosnie est fermée à toute incursion terrestre de l'ONU, suite aux bombardements des avions de l'OTAN et des pièces d'artillerie de la FRR installées sur le Mont Igman ; les Serbes de Bosnie, essuyant ces bombardements, ont fermé toutes les routes menant à Sarajevo, dont la fameuse route passant par Sierra One. Un seul itinéraire reste ouvert, car contrôlé par les Bosniaques : celui du Mont Igman, particulièrement dangereux ... .

Nous partons de Zagreb très tôt le matin, vers Split, qui constitue à nouveau notre gîte d'étape. En chemin, le camion-citerne de 22 tonnes tombe en panne : le dépannage va prendre plus de 7 heures, car il s'avère trop lourd pour le camion prévu à cet effet ! Tandis que le reste du convoi continue vers Split, nous restons pour renseigner le Commandement de Zagreb via la liaison satellite, et nous aidons les mécaniciens. Enfin, nous pouvons repartir, le camion-citerne endommagé étant pris en remorque. Nous rallions Split vers 3 heures du matin, ce qui fait presque 23 heures passées sur la route ! Le lendemain, nous atteignons sans grande difficulté Mostar, qui va devenir provisoirement notre base arrière. Nous sommes logés et nourris au bataillon espagnol, où l'accueil est formidable.

Le lendemain, nous nous dirigeons vers Sarajevo par l'itinéraire habituel, en laissant à Mostar les remorques des camions. Arrivés à Tarcin (au pied du Mont Igman), nous empruntons la "célèbre" piste logistique : imaginez un "chemin" non asphalté à flanc de montagne, parcouru par des camions militaires de l'ONU, croisant des véhicules bosniaques souvent antédiluviens qui descendent à toute vitesse, tout cela dans un beau désordre ! Parfois, nous sommes arrêtés par les véhicules du bataillon du génie français, qui s'évertuent à agrandir la piste ; à d'autres moments, nous contournons des chars AMX dont le canon est pointé vers les faubourgs serbes de Sarajevo ... .

A proximité de Sarajevo, nous sommes postés à un carrefour névralgique afin de montrer au convoi la route à suivre ; entourés par une bande d'enfants trop entreprenants, nous sommes à deux doigts de nous faire voler les deux jerricans attachés derrière la jeep ! Le soir tombe ; nous devons rouler au pas vers l'aéroport, tous feux éteints afin de ne pas dévoiler aux miliciens serbes notre approche : l'angoisse monte ... . Finalement, tout se passe bien sur l'aéroport ; nous déchargeons, puis nous reprenons la route vers Mostar le lendemain, par le même itinéraire.

Le jeudi 14, les containers laissés sur les remorques à Mostar sont chargés sur les camions, et nous reprenons à nouveau le même itinéraire épouvantable. Dans les faubourgs de Sarajevo, les gosses essaient encore de nous voler nos bidons : ils y arrivent enfin, sur la jeep du chef de convoi roulant à faible allure, en coupant les sangles grâce à une baïonnette ! Nous arrivons à l'aéroport sans encombre, et le déchargement peut s'effectuer.

Le soir, nous apprenons que les Serbes de Bosnie ont signé un accord avec l'ONU, laissant libres tous les accès à la capitale bosniaque, au bénéfice des convois des Casques Bleus. Nous recevons l'ordre pour le lendemain d'essayer de passer par l'ancien itinéraire de Sierra One, théoriquement ouvert. Pour ce faire, nous reprenons la piste logistique vers le sommet du Mont Igman, afin d'y attendre un détachement de la FRR (composé d'un élément de la Légion Etrangère) chargé de nous escorter. Un peu rassurés par leur présence, nous nous mettons en route vers Tarcin, puis nous nous dirigeons vers Sierra One. Sur l'itinéraire, nous tombons sur ... une jeep de la chaîne télévisée France 2, qui nous suit tout en filmant ! Une certaine appréhension nous étreint lorsque nous approchons du check-point serbe : les miliciens serbes contrôlent les papiers du convoi comme à l'accoutumée, tandis que leur chef est interviewé par l'équipe de journalistes. Enfin, le convoi peut passer et se diriger vers l'aéroport ; nous sommes le premier convoi de l'ONU à pouvoir passer les lignes serbes depuis les frappes de l'OTAN, ce qui n'est pas au goût de la population serbe des faubourgs de Sarajevo, qui nous lance à notre passage des fruits et des pierres !

Arrivés sur le tarmac de l'aéroport, nous avons la chance de voir le premier avion de ravitaillement de l'ONU atterrir depuis près de cinq mois : cet événement est salué par tous les Casques Bleus, car il signifie pour eux la fin de l'isolement de la capitale bosniaque. Beaucoup d'émotions, souvent immortalisées par la photographie de ce premier avion, symbole du désenclavement de la capitale martyre. Le soir, nous pouvons nous voir au journal télévisé sur France 2.

Le retour sur Mostar, puis sur Zagreb via Split se fait sans encombre, à part quelques dépannages de véhicules sans gravité. L'itinéraire de retour est nouveau pour nous : nous traversons la région des Krajina, précédemment reprise au début du mois d'août par l'armée croate aux forces serbes de Croatie. Les mêmes stigmates de la guerre sont encore présents, dans une région pourtant magnifique ... .

SUR LE MONT IGMAN ET A MOSTAR (Novembre - Décembre 1995).

Le 25 octobre 1995, nous partons, ainsi qu'une vingtaine de nos camarades, relever nos compagnons installés sur le Mont Igman depuis un mois. Notre mission est toute simple : chaque jour, trois équipages à bord de jeeps se postent sur un des itinéraires menant à Sarajevo et sur Igman, et contrôlent tous les convois de l'ONU empruntant leur itinéraire. Les données recueillies (provenance, destination, nombre de véhicules, nombre de passagers, indicatif radio) sont destinées au commandement de l'ONU à Sarajevo.

Une autre mission s'impose d'elle-même dès notre arrivée : nous devons nous protéger du froid et des conditions climatiques qui s'annoncent très rudes, et "winteriser" notre logement qui se trouve être la maison qui servait aux arbitres pour l'épreuve de saut à ski des Jeux Olympiques de Sarajevo en 1984 ! Erigée à la base des deux rampes de saut à ski, la maison, ainsi que toutes les installations olympiques, sont dévastées : il ne reste plus que le toit et les murs. Ainsi, une grande partie de notre temps libre est consacré au bricolage en tout genre, comme l'installation d'un éclairage performant, le colmatage des fenêtres au moyen de plastique et de feutre, la confection d'un coin cuisine et d'un bar, l'isolation des pièces, l'amélioration du confort, ... . Tout cela dans un décor de station de ski dévastée et marquée par la guerre : les fils de fer barbelé sont là pour nous indiquer l'emplacement des mines anti-personnels encore présentes !

Le contrôle des convois se poursuit quotidiennement : parler anglais avec les Britanniques, les Danois, les Malaisiens, ... n'est pas toujours facile mais est nécessaire. Les contacts avec la population bosniaque sont en général très bons, mais peu nombreux : nous réussissons à discuter avec trois soldats bosniaques et à fraterniser. De retour, le soir, à notre cantonnement, les tâches ménagères nous attendent et nous nous couchons tôt : il gèle à -10° toutes les nuits. Les premières neiges tombent le 2 novembre, et occasionnent de nombreux accidents (collisions et sorties de route, sans gravité).

Le 8 novembre, une mission particulière nous est confiée : il s'agit d'ouvrir la route à un chenillé sanitaire de l'ONU transportant deux civils bosniaques blessés lors d'un accident sur Igman. Il faut absolument passer par le côté bosniaque, car même si les itinéraires vers Sarajevo nous sont ouverts, il ne faut pas que les Serbes nous arrêtent avec des Bosniaques à bord ! Tout se passe bien jusqu'à l'hôpital de Kosevo à Sarajevo, ainsi que le retour. Cela nous permet de rouler dans le centre de Sarajevo et dans la vieille ville, peu touchée par rapport au quartier de l'aéroport. De même, nous parcourons en véhicules la fameuse Sniper Avenue et nous nous rendons compte des dégâts occasionnés à la patinoire olympique, occupée par un bataillon de Casques Bleus français. Le soir, à l'occasion d'une prise d'armes, notre colonel nous remet la médaille de la FORPRONU.

On nous permet le 11 novembre de nous promener dans la vieille ville de Sarajevo. En béret, sans arme ni gilet pare-balles, nous déambulons dans les rues de la capitale, bondées de monde. Les gens paraissent profiter de la paix nouvelle, et les terrasses des cafés sont sorties malgré la température. Nous en profitons pour prendre des photos. A l'emplacement du marché couvert, où un obus est tombé fin du mois d'août provoquant de nombreux morts et blessés, des fleurs entourent le point d'impact de l'obus meurtrier ... .

Quatre jours plus tard, nous sommes relevés. Nous passons par l'aéroport de Sarajevo, où nous attendons deux jours l'avion qui nous ramène à Zagreb. Arrivé à notre base, nous apprenons que notre bataillon doit déménager vers Mostar et son aéroport militaire : là-bas, les démineurs sont en action dans les bâtiments dévastés, autour desquels de petits abris, des caisses de munitions, des mines, des bombes d'avion, et même un avion (un vieux Polikarpov) témoignent des combats qui se sont déroulés deux ans auparavant entre Croates et Bosniaques.

Il s'agit de déménager les installations et les équipements : pour ce faire, la date du retour en France est reculée de deux semaines, et de fréquents allers-retours vers Mostar sont organisés. Le 8 décembre, nous sommes à Mostar : nous élevons des tentes pour ceux qui vont nous relever, et nous préparons le terrain. Nous avons reçu comme instructions de marcher sur tout ce qui est béton ou tarmac, et de ne pas nous aventurer au-delà des panneaux signalant la présence de mines. Nous avons l'occasion de voir en action deux chars "fléaux" T55 (chars russes auxquels on a ajouté deux rouleaux de déminage à l'avant), qui sillonnent les anciennes pistes d'atterrissage en faisant exploser les mines restantes. La nuit, n'étant pas protégés par des barbelés et des postes de surveillance, nous effectuons des tours de garde et nous nous postons auprès des blindés avec nos jumelles "IL" (intensificateurs de lumière).

Mais déjà, nous pensons au retour : arrivés de Mostar le 12, nous partons de Zagreb deux jours plus tard, vers l'aéroport de Roissy. Le 15 décembre, je suis de retour à Mainvault, bien heureux de voir la famille et les amis, mais aussi, fort d'une expérience inoubliable et enrichissante.


Contrôle des Anglais de la FRR sur le mont Igman (1/11/1995)  En haut des pistes de saut à ski des Jeux Olympiques de Sarajevo de 1984 (10/11/1995)  En haut des pistes de saut à ski des Jeux Olympiques de Sarajevo de 1984 (29/10/1995)  L'hôtel Holiday Inn de Sarajevo (11/11/1995)  La patinoire olympique (11/11/1995)