Ceci est une page consacrée à l'histoire du village de Mainvault. Depuis l'incendie de la Maison communale survenue en septembre 1943, toutes les archives de la commune ont disparu. C'est pourquoi il est impossible d'établir un historique complet ; tout au plus peut-on en esquisser les grandes lignes. Voici ici les grands thèmes développés jusqu'à aujourd'hui (dans le corps du texte, certaines parties ont été développées afin de fournir de plus amples explications) :

 

notice historique histoire générale

MAINVAULT : notice historique

SOURCE : Communes de Belgique : dictionnaire d’histoire et de géographie administrative, t.II : Wallonie-Bruxelles, Bruxelles, 1980, p.920-921.

Le site du mont de Mainvault a dû attirer très tôt l’occupation humaine. Un camp romain aurait été établi sur ses flancs. La chaussée romaine de Bavai à Velzeke le contourne par l’ouest. Il est donc probable que la localité s’est constituée tôt mais nous ne savons rien de ce lointain passé. Dès le milieu du XIIe siècle, une importante famille seigneuriale de Mainvault apparaît dans les textes et possédait de vastes domaines. Nicolas de Mainvault figurait parmi les seigneurs et chevaliers qui jurèrent de respecter la charte pénale de Hainaut de 1200. On peut suivre ses descendants jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Par après la majeure partie du village faisait partie du fief de Lahamaide, relevant de la prairie de Silly, qui passa ensuite dans les biens des familles de Luxembourg-Fiennes et d’Egmont. Le reste de la localité se partageait entre de nombreux seigneurs ecclésiastiques (chapitres de Cambrai, de Leuze, abbayes de Saint-Ghislain, de Ghislenghien, de Saint-Martin de Tournai, Notre-Dame du Refuge d’Ath, Sainte-Gertrude de Nivelles) et laïques (de Canteraine ou de Séjournet, du Recq, de Thierry de Frasnes, de Havré, de Hoves, de la Ramonnerie). Six d’entre elles (de Lahamaide, de Séjournet, du chapitre de Cambrai, de Saint-Ghislain, de Notre-Dame du Refuge, de Saint-Martin de Tournai) reçurent des chartes-lois au XVe siècle.

La paroisse de Mainvault appartenait à l’archidiaconé de Brabant et au décanat de Chièvres puis de Lessines (1559). En 1803 elle passa au doyenné d’Ath. En 1111, l’évêque de Cambrai Odon confirma l’autel au chapitre de Cambrai. Le pape Lucius III le fit également en 1181. Les abbayes de Ghislenghien et de Saint-Martin de Tournai y percevaient une partie des dîmes. Cette dernière possédait la cense de Longsart. L’église dédiée à Saint-Pierre a été construite en style semi-classique au XVIIIe siècle.

L’Economie de Mainvault a toujours été essentiellement agricole. La culture a donné des céréales, des fourrages, du houblon, du colza, du lin, des pommes de terre, des légumes et des fruits. On y élevait des chevaux et du bétail. Depuis 1950 les prairies y prédominent. Dès 1960 on s’intéresse au remembrement rural. En plus des trois moulins à vent, de deux brasseries et d’une raffinerie à sel, la seule activité non-agricole a été jusqu’à la fin du XIXe siècle le filage du lin et le tissage de la toile. En 1896, on relevait des artisans du textile (toile, confection), de la construction et des métiers ruraux. En 1947, 367 habitants travaillaient dans le village et 120 au dehors. En 1974 une entreprise de pose de câbles électriques occupait 24 ouvriers.

Population      1801 : 1451

                   1846 : 1997

                   1910 : 1665

                   1961 : 1160

                   1976 : 1141

ETUDE DE MAINVAULT EN 1958

SOURCE : cahier manuscrit de sans doute M. Dehon écrit en 1958.

Thèmes développés : routes romaines / les fanfares / Gaston Rasneur / chants de Mainvault

Situation du village et notice historique

La commune de Mainvault est située à 5 km NO d’Ath. Elle est bornée au N par Oeudeghien et Ostiches, à l’E par Bouvignies, à l’O par Buissenal, au S par Villers-Saint-Amand. Il y a peu de limites naturelles : à l’O sur une longueur de 1700 m environ, on trouve des collines d’une hauteur variant entre 120 et 130 m et au S-E sur une longueur de 700 m le ruisseau la Blanche sert de limite entre Mainvault et Bouvignies.

Mainvault fait partie de la province du Hainaut, arrondissement d’Ath.

Ath est sans conteste la ville qui exerce la plus grande force attractive sur le village. Cependant, Leuze, Frasnes-lez-Buissenal et Flobecq offrent à certains habitants, plus de facilités de déplacement.

Notre commune a une superficie de 1347 ha 27a 30ca ; c’est le plus grand village par comparaison aux communes des environs. Il est très accidenté et marque la différence qui existe entre les communes du N (très vallonnées) et du S (peu vallonnées) de l’arrondissement d’Ath. Le Bois d’Assomont et le Mont sont le début des collines des Flandres. Le lieu fut habité très tôt : partant des routes romaines, on a signalé que les Romains avaient établi un camp à Mainvault sur le flanc E du Mont [explications].

Le nom du village est cité dans une charte de l’Evêque de Cambrai Odon en 1111 sous la forme Maionis Vualdum. On trouve Mainvalt en 1181, Maintwaut en 1186 et Mainvaut en 1262. On dit vulgairement Meyaut.

Vault est la forme romaine du haut Allemand Walt qui signifie forêt. Si l’on admet cette forme, Maionis Vualdum signifie : forêt de Maion.

Le sol (pédologie)

La profondeur de la couche arable varie de 20 à 50 cm. Nous sommes ici en plein dans la zone limoneuse et cependant, la nature des sols est loin d’être uniforme. Ici, les terres sont fortes, argileuses. Elles durcissent au soleil et sous la pluie elles forment une boue visqueuse. Là-bas, par suite d’une grande quantité de sable, les terres sont plus perméables. D’autres encore sont très humides, parce que situées dans des dépressions où les eaux séjournent parfois longtemps.

A ces trois caractéristiques, s’ajoutent quelques particularités. Sur la crête des collines, où le limon a été enlevé, apparaît un sable roux, pauvre. Sur le penchant des coteaux, on rencontre un terrain argileux que les agriculteurs travaillent avec peine et qu’ils appellent tous « dieffe ».

Le relief

Le village est très montueux. Le bois d’Assomont a le point culminant de 130 m, le Mont a 126 m. Le seuil de l’église 56m55, soit une dénivellation de 69m45 sur une distance de 1 km environ (pente 0,07 m / m). D’autres lieux sont beaucoup plus bas. Ce sont en général des prairies le long des ruisseaux. Aussi, elles forment parfois des marécages.

Côte de ces lieux. L’érosion se fait surtout par le vent et la pluie. La carte géologique nous indique, principalement au pied du mont, des éboulis des pentes. Le bois d’Assomont est assez épargné, car il est recouvert de bois tandis que le mont, lui, offre prise au vent et à la pluie de tous côtés et n’est recouvert d’une maigre végétation que sur le plan exposé au NO. Par suite des travaux faits au sommet du mont pour la construction du réservoir d’eau, la terre a été remuée. On peut voir surtout sur le flanc O-S-O des crevasses qui témoignent de l’érosion effectuée par l’eau.

Climat. La grêle au moment des récoltes est un véritable fléau qui afflige la région. Aussi la plupart des cultivateurs ont-ils une assurance les protégeant contre les dégâts qu’elle peut causer. En 1951, des averses de grêle provoquèrent un désastre surtout pour les planteurs de tabac et pour les récoltes de betteraves. Il n’y a rien d’autre de remarquable. Contentons-nous de citer un dicton patois qui prétend qu’avant Saint-Jean aucun orage ne passe au-dessus du mont. Effectivement des observations faites depuis plusieurs années ont confirmé si l’on peut dire cette remarque populaire.

Hydrographie. Deux cours d’eau : la Blanche et le ruisseau de Vériomplanque prennent respectivement leur source à Renowelz et à l’étang, pour ne plus former qu’un bras au Remon Quesnoy, la Blanche, qui bientôt traverse Bouvignies pour aller se jeter dans les eaux de la Dendre.

Eaux souterraines. Il existe en réalité un et même plusieurs (deux) puits par habitation. Les nouvelles constructions se contentent de la distribution d’eau qui fonctionne depuis 1953. On trouve partout dans le village de l’eau en abondance et avec assez de facilité. Elle fut donc plutôt un facteur de dispersion de la population, ou tout au moins n’y mit pas d’obstacle. Avant la distribution d’eau, on se servait de pompes pour élever l’eau ; dans la commune, on peut encore voir des treuils. Les quelques sources qui servaient autrefois à l’usage public, n’ont maintenant presque plus d’utilité.

L’homme économiquement actif. Caractères généraux. Mainvault est essentiellement un village agricole. Il l’est depuis toujours. Le terrain très fertile se prête très bien à l’agriculture. Il faut cependant faire remarquer une certaine évolution qui se produit depuis une centaine d’années. En effet, il y a 100 ans, nous avions à Mainvault de nombreuses petites cultures. Mais alors chaque cultivateur exerçait en outre une autre profession, de ce fait, on trouvait dans la commune un certain nombre de petites industries locales : brasserie, tissage de lin, malteries, etc. Maintenant ces industries sont presque toutes disparues. Il y a une très forte tendance à la moyenne et à la grosse exploitation. Les petites fermes sont-elles toutes disparues ? Non, il en existe encore, mais relativement peu. Le petit fermier pour vivre et nourrir sa famille doit exercer une profession libérale ou faire par exemple des campagnes de sucrerie et en plus s’occuper de sa ferme. Pour nouer plus facilement les deux bouts d’autres préfèrent le travail des usines plus rémunérateur et souvent moins dur que celui de la terre.

Agriculture. Sur 1347 ha, on compte à Mainvault 1127 ha de terre cultivée qui se répartissent comme suit :

62 exploitations de 1 ha

72 exploitations de 1 ha à 3 ha

43 exploitations de 1 ha à 5 ha

58 exploitations de 5 ha à 10 ha

14 exploitations de 10 ha à 20 ha

2 exploitations de 20 ha à 30 ha

1 de plus de 30 ha (31ha 60a) J Deproote

Elevage et culture. L’élevage des porcs et des vaches est en augmentation, celui des chevaux est en régression. Moutons et chèvres : plus de troupeaux de moutons. Il y a 103 moutons et chèvres qui paissent le long des routes et dans les prairies, ils appartiennent à n’importe quel genre de famille. Poules : élevage pratiqué par tout le monde. Produits destinés à la consommation familiale ou pour le marché d’Ath. Deux grossistes se chargent du transport. Total : 8016. Apiculture : peu de ruches : 15. Le miel sert à la consommation personnelle et à la vente au village. Pêche et chasse : pas de pêche ; chasses aux faisans, aux lièvres, lapins, perdrix. Cultures fruitières : on en rencontre dans tout le village. Plantes industrielles : betteraves sucrières 52 ha 93 ; lin 9 ha 14 ; orge 32 ha 51 ; tabac 16 ha 16 ; total des terres cultivables : plantes alimentaires 217 ha 72 a ; plantes fourragères : 790 ha 12 a ; plantes industrielles : 119 ha 89 a.

Fonctions économiques du village.

Ouvriers industriels : certains sont manœuvres, d’autres spécialistes. Des plus âgés, beaucoup reçoivent un salaire d’ouvriers spécialisés, bien que ne possédant pas de diplômes, mais ayant acquis de solides connaissances de leur métier par la pratique. Les jeunes ont presque tous suivi les cours à l’école industrielle d’Ath. La plupart de tous ces ouvriers sont employés à Ath, à l’usine de produits chimiques (chlore), à ce qui reste des industries du meuble ou à la minoterie de la Dendre. D’autres vont à Frasnes à la fonderie. Quelques-uns vont au Borinage travailler à la mine ; à Clabecq, Tubize ou Enghien, travailler aux forges ou aux grands ateliers de construction. Leur femme en général s’occupe du ménage. Cependant certaines prennent du travail à domicile (travaux à l’aiguille, au crochet dus à  la proximité des industries de Leuze, Quevaucamps et Frasnes). Quelques-unes travaillent à Ath, pendant trois jours sur six pour effectuer des travaux de nettoyage.

Cabarets : on en dénombre 12 et un seul vend régulièrement chaque jour de la semaine. Cela est dû à sa position privilégiée sur la grand’place du village. Il est à noter que dans un demi-cercle ayant environ 100 m de rayon en prenant la place pour centre, on compte 9 cafés sur 50 maisons, alors qu’aux environs de 1914, on comptait 24 cafés pour 50 maisons.

Employés, professions libérales : quelques jeunes gens et jeunes filles sont employés, certains à Ath, beaucoup à Bruxelles. Ils ont ou bien terminé le collège, l’Athenée ou bien suivi les cours du soir à l’école industrielle. Un médecin a sa clientèle en grande partie dans le village, mais aussi dans les villages des environs. Assez bien des médecins d’Ath ont des clients à Mainvault.

Commerces.

Alimentation : 4 boucheries, 2 marchands de poissons (ambulants), 1 (fixe), 1 boulangerie pâtisserie (deux étrangers passent également dans le village pour la vente du pain), 2 marchands de fruits, légumes ambulants, 11 épiceries et 12 cafetiers.

Habillement : 1 marchand de soulier, 1 marchand de sabots, 1 pour la lingerie, la confection (Sodoyez à partir de 1945)

Construction, ameublement : 1 marchand de sable, chaux, ciment, 3 vitriers, 2 menuisiers, 3 marchands de charbon, 2 marchands de meubles, 2 marchands de papiers peints.

Pour les besoins complémentaires : 1 plombier, 3 quincaillerie (Suzanne Leleux et Sodoyez de 1945 à 1979), marchands de tabac, cigarettes (dans presque toutes les épiceries). Il faut ajouter à cela un petit fabricant écoulant une partie de la production de tabac du village, 1 imprimeur (et 3 agents d’imprimerie), 1 bijouterie, 3 marchands de vélos (Sodoyez, Hubin et Leleux), 3 électriciens, 3 coiffeurs barbiers.

Pour la ferme et le bétail : 1 marchand de machines agricoles, 2 marchands de bestiaux, 3 marchands de nourriture pour animaux, 3 marchands de graines, 2 marchands d’engrais, 1 éleveur de volailles.

Banques : 1 agence

Assurances : 3 agents

Tourisme, industrie hôtelière : les touristes sont attirés par le calvaire qui se trouve au sommet du mont et par les travaux que l’on fait à la construction du château d’eau sur le même mont. Signalons en outre la chapelle du Bois Hellin, la kermesse du mont de Mainvault, le dimanche de Pâques attirait une foule de personnes des environs à tel point que d’importants services d’ordre devaient être organisés (une légende disait qu’une jeune fille qui venait prier Moïse au calvaire du mont rencontrerait un amoureux dans l’année). Depuis la fin de la guerre, cette fête n’intéresse plus que les gens du village.

Divertissements publics : 3 salles de danses ; une très bonne société dramatique a obtenu un diplôme au tournoi provincial. Signalons une société de jeu de balle, trois sociétés colombophiles et une fanfare [explications].

Industries.

Il n’y a pas de grosses industries à Mainvault. Il y a une centaine d’années, beaucoup de gens tissaient le lin ; cela s’expliquait par la proximité du marché linier d’Ath. Aujourd’hui à Mainvault comme dans toute la région d’Ath et Hainaut occidental, il n’y a aucun effort pour relancer toutes les industries qui se meurent l’une après l’autre. Non loin du centre fonctionne une scierie (la région est assez boisée) ; elle est alimentée par plusieurs moteurs électriques et n’emploie que quelques ouvriers. Il faut encore parler d’une menuiserie au centre qui emploie 8 ouvriers et fabrique surtout des charpentes et des meubles. Un maréchal ferrant à la place et un au mont parent aux besoins des fermiers. A signaler au mont un garage le long de la route qui conduit à Oeudeghien. Il y avait au centre, il y a une centaine d’années, une distillerie, une brasserie dont il ne reste rien aujourd’hui. A la Bigaude, une brasserie-malterie avait été transformée en laiterie. Elle existe toujours, mais ne fonctionne plus. A Vériomplanque, un vieux moulin à vent datant de 1350 environ, s’est effondré en 1954. Il est à noter qu’il a fonctionné jusqu’en 1950. Il y eut aussi à la route d’Ath un moulin à moteur qui fonctionna de nombreuses années (Ici 181 Sodoyez).

Voies de communication et moyens de transport.

Si nous étudions chronologiquement le développement des voies de communication, nous devons parler d’abord de la chaussée romaine, dite chaussée Brunehaut. Elle coupe le village vers le milieu le traversant du S vers le N. Cette route vient de Bavay et va vers l’embouchure de l’Escaut occidental, en passant par Gand. Elle fut construite pour couvrir les îles situées à l’embouchure de l’Escaut et de la Meuse, où se trouvaient des colonies romaines. Elle passe à Mainvault au pied du mont et est en mauvais état sur une longueur de 500 m.

La route provinciale d’Ath à Frasnes, la plus importante du village, fut construite pour faire face à deux graves dangers ; d’abord, le commerce déclinait sur le marché d’Ath (surtout le commerce des toiles), ensuite, la misère s’accroissait dans d’inquiétantes proportions dans le canton d’Ath et de Frasnes. Aux environs de 1845, la maladie, la disette générale des pommes de terre, et des récoltes plus que médiocres furent réunies en une crise terrible qui vint mettre à l’apogée la douleur des habitants. Monsieur Dumont Dumortier, gouverneur de la province, fit entreprendre la construction de la route, 304 ouvriers ont été employés. Malgré tout, la route ne sera achevée qu’en 1855. Cette route est d’un intérêt capital. C’est elle qui permet l’écoulement de la plupart des produits du village. C’est après sa construction que les routes communales ont été construites ou améliorées.

Mainvault était desservi par 3 lignes de chemin de fer vicinal. Ath-Frasnes construite en 1903, Quevaucamps-Mainvault en 1910, Ath-Flobecq plus tard. Un dépôt fut construit en 1910 sur la place. Le service voyageur est assuré depuis août 1954 par des autobus qui permettent de desservir de nombreux hameaux éloignés. Le service marchandises a aussi été supplanté par la route, moyen beaucoup plus rapide et moins coûteux. Deux personnes de Mainvault sont possesseurs de gros camions et assurent presque la totalité des transports.

Eau-lumière-chaleur.

Eau : Mainvault possède un réservoir d’eau, le plus important en Belgique en son genre. Il alimente en eau potable une grande partie des Flandres. Le captage se fait à Hautrage (altitude 28) et se compose d’une série de 15 puits répartis sur 3 km 5. Chaque puit est muni d’une pompe de forage à grande profondeur. L’eau est envoyée dans un réservoir de 5000 m3 sis à Hautrage. De là, l’eau est refoulée vers Mainvault (côte de 125 m) sis à 25 km de la station de pompage. De ce réservoir principal, l’eau est envoyée vers Gand. On peut obtenir un débit de 30000 m3 par jour. 600 KW sont nécessaires pour les refouler d’Hautrage à Mainvault. Le réservoir de Mainvault couvre une superficie de 1 ha, a une hauteur utile de 5 m et une capacité de 50000 m3. Afin de pouvoir toujours régler l’écoulement de l’eau vers Gand et aussi pour tenir le bureau central au courant de l’état des installations, le gardien du réservoir a à sa disposition un poste émetteur-récepteur. Il fonctionne sur ondes ultra-courtes. De part la construction de cet important réservoir, toutes les communes des environs profitent des facilités qui leur sont offertes pour le placement d’une distribution d’eau.

Electricité : l’électricité fut installée à Mainvault en 1931. Ce village est alimenté par la Compagnie de la Dendre. Le siège social de cette compagnie se trouve à Bruxelles, la centrale à Deux-Acren et le siège d’exploitation à Lessines. La commune est dotée d’un éclairage public. 225 lampes de 40 watts (le long des rues) et 9 lampes de 100 watts (aux carrefours) brûlent du 15 octobre au 15 mars.

Chauffage : en général, il se fait au charbon. Cependant, le chauffage au mazout prend assez bien d’extension depuis quelques années. Certaines personnes emploient le bois : bois acheté ou ramassé (copeaux). Le plus souvent, on se sert de charbon et de bois. Celui-ci étant vendu à très bas prix, ou même fourni sans aucune rétribution.

Immondices.

Il existe un service de voirie. Pour l’instant, on emporte les débris de construction et immondices de tous genres, en grande quantité, à Ligne. Il existe là, au lieu dit pannerie, une fosse très grande provoquée par l’emploi des terres pour la fabrication des tuiles.

Hameaux.

Bas Mont – Bas Marais – Place au mont – Raimon Quesnoy – Landat – Bigaude – Bois-Hellin – Renowelz – Finteau – Clivemont – Embise – Thiolon – Vériomplanque – Place.

L’église.

En 1464 les habitants virent construire un clocher. Ils reçurent don de 10 livres tournoi du chapitre de Cambrai. L’Eglise renfermait la chapelle de la Vierge datant de 1509, celle de Saint-Pierre érigée au temps du curé Arnould de Quesnoit qui mourut le 29/12/1523 et celle de Saint-Roch bâtie en 1619, grâce aux aumônes des gens de bien, tant de la paroisse que des bourgeois de la ville d’Ath. L’église fut détruite par une tempête en 1606. L’édifice actuel, dédié à Saint-Pierre est du style semi-classique du 18e siècle ; il possède 3 cloches. Après 1914, une chapelle dédiée à la Vierge fut construite au Bois-Hellin.

Le calvaire.

Le calvaire est construit en pierres bleues et fut érigé en 1818 par PJ Depotte. Il comporte le Christ en croix et la mise au tombeau. Lorsqu’on regarde le calvaire, on voit à sa droite une statue de femme et à sa gauche, Moïse. Les statues sont de JJ Bottemanne, sculpteur sonégien mort en 1794. Elles ont sans doute été construites pour un autre usage. On dit qu’il a été joué aux cartes à Ghoy et gagné par PJ Depotte.

Enseignement.

Les premières traces d’enseignement datent des environs de 1720. Il était donné par deux maîtresses d’école. Jean François Liénard fut ensuite nommé instituteur le 12/9/1798. Maintenant, il existe deux bâtiments d’école communale : l’un sis au Bois-Hellin, l’autre à la place. Celui de la place est divisé en trois classes : une institutrice garde les petits garçons et les petites filles jusqu’à la 2e année ; un instituteur et une institutrice s’occupent alors des deuxième et troisième degrés. Au Bois-Hellin, une même institutrice enseigne aux garçons et aux filles pendant les trois degrés (6 années). A ajouter l’école gardienne du centre beaucoup plus tard.